Journée SSTMVA du 2 avril : Ceva propose comment contrôler l’épidémie de maladie de Newcastle Génotype VII

Comme chaque année au début du printemps, la SSTMVA a rassemblé les spécialistes aviaires de Tunisie pour débattre d’un thème d’actualité. Cette année la maladie de Newcastle et l’Influenza Aviaire étaient au menu. Concernant le contrôle de la maladie...

Comme chaque année au début du printemps, la SSTMVA a rassemblé les spécialistes aviaires de Tunisie pour débattre d’un thème d’actualité. Cette année la maladie de Newcastle et l’Influenza Aviaire étaient au menu.

Concernant le contrôle de la maladie de Newcastle (ND), et notamment des souches de génotype VII, 3 questions essentielles étaient posées, questions auxquelles le Dr Bertrand Le Tallec a répondu clairement lors de sa conférence :

 

1) Génotype VII : s’agit-il d’une nouvelle menace ?

Des foyers de maladie de Newcastle dus à des souches de virus de ND génotype VII sont parfaitement connus et des cas sont régulièrement reportés depuis plusieurs années, notamment depuis 2009 en Asie, au Moyen Orient, et aujourd’hui au Maghreb.

Ref : published and internal datas 2009-2013

Il s’agit de souches le plus souvent vélogènes, se manifestant principalement par des signes respiratoires et nerveux, pouvant entraîner une mortalité atteignant 90% du cheptel.

 

 

2) Les programmes de vaccination classiques permettent-ils de couvrir les infections à virus ND génotype VII ?

Cette question simple nécessite une réponse en deux temps.

 

a) Tout d’abord, sur le plan immunitaire, les vaccins classiques couvrent-ils les souches de virus ND génotype VII ?

Les vaccins classiques proviennent de souches appartenant :

-       soit au génotype I, dans lequel on trouve notamment les vaccins apathogènes réels (souche PHY.LMV.42 , cf Cevac Vitapest L)

-       soit au génotype II, dans lequel on trouve les vaccins à souche lentogène : souche La Sota, souche VG/GA, souche HB1, …

 

Cependant, bien qu’il s’agisse de génotypes différents, les souches de génotype VII et celles de génotype I et de génotype II relèvent :

-       du même sérotype : les anticorps qu’elles induisent sont identiques (similarité antigénique)

-       du même protectotype : ces anticorps induits par ces différents génotypes sont les anticorps responsables de l’immunité

Par conséquent, les vaccins classiques couvrent théoriquement contre les souches ND génotype VII.

 

b) Comment peut-on alors expliquer les nombreux cas de maladie de ND malgré l’application de programmes de vaccination avec les vaccins classiques ?

Il faut rappeler que, concernant la maladie de Newcastle les supports de l’immunité sont triples :

-       immunité humorale (anticorps)

-       immunité cellulaire

-       immunité locale

Dans le cas de challenges expérimentaux réalisés avec des virus ND génotype VII sur des animaux SPF vaccinés avec les vaccins ND classiques, on obtient 100% de protection.

 

Cependant, ces mêmes programmes appliqués dans les conditions réelles sur le terrain se heurtent à des échecs dus principalement :

-       à l’interférence des vaccins classiques avec les anticorps d’origine maternelle ;

-       à l’hétérogénéité intrinsèque de la qualité de la vaccination réalisée à la ferme ;

-       à la fragilisation des oiseaux après une vaccination de rappel avec les souches LaSota ;

-       à la circulation permanente du virus sauvage dans les cheptels, même chez les oiseaux vaccinés.

 

 

3) Quels sont les programmes vaccinaux permettant de contrôler ces nouveaux challenges ND ?

L’application de programmes vaccinaux associant Vectormune® ND et un vaccin vivant apathogène réel (Cevac Vitapest L) au couvoir, suivi d’un rappel en élevage avec un vaccin souche LaSota (Cevac New L) permet de répondre point par point aux faiblesses des protocoles classiques :

-       en développant une immunité locale, cellulaire, humorale (cf combinaison de Vectormune® ND et des vaccins vivants) ;

-       en échappant aux AOM (cf Vectormune® ND) ;

-       en homogénéisant la qualité de la vaccination grâce à la vaccination individuelle réalisée au couvoir  (cf CHICK PROGRAM)

-       en réduisant la ré-excrétion de virus ND sauvages (cf Vectormune® ND) ;

-       en réduisant les réactions post-vaccinales lors de l’utilisation de souches LaSota ( cf Vectormune® ND).

 

A ce titre, la DGSV a insisté sur l’intérêt fondamental de la vaccination ND au couvoir afin de garantir une meilleure vaccination.

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